Lorsque l’histoire surgit sous le site Berger Levrault
Caractérisé par son empreinte industrielle, le site Berger Levrault l’est aussi par les vestiges archéologiques que recèle son sous-sol. Les investigations menées sur le terrain ont amené l’État à prescrire des fouilles préventives sur cet espace qui accueillera ensuite trois programmes immobiliers.
À la jonction de la Vieille Ville et du faubourg des Trois Maisons, les anciennes fortifications sont bien là. Sous le site de l’ancienne imprimerie Berger Levrault, au carrefour de la rue des Glacis, de la rue Jean Lamour et de la rue Charles V, une partie des bastions a été mise au jour grâce au sondage réalisé l’été dernier par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), qui profite de tous les chantiers d’envergure pour mener ses vérifications.
Alors qu’un programme immobilier associant constructions privées et logements sociaux se profile sur cet espace d’un peu plus d’un hectare, des fouilles archéologiques sont donc annoncées cette année au niveau de la parcelle ouvrant sur la rue des Glacis. Car au-delà des fortifications de la Vieille Ville, ce sont aussi des sépultures d’un cimetière datant du 18ème siècle qui ont été retrouvées et motivent ces nouvelles recherches sur le terrain.
À 7 mètres de profondeur
« Nous savions que le secteur était riche en vestiges », commente Muriel Leroy, conservatrice en archéologie à la Direction régionale des affaires culturelles. « Mais si nous avons déjà une bonne connaissance des fortifications que nous avons étudiées grâce au chantier d’extension de l’École nationale supérieure des industries chimiques (ENSIC), les fouilles sur le cimetière peuvent révéler des informations importantes, sur son mode d’organisation par exemple ».
Pour découvrir ces indices de l’histoire de la ville, l’équipe de l’INRAP a creusé à plus de sept mètres de profondeur. C’est là, sur l’espace qui a accueilli autrefois le village Saint-Dizier, que les bastions, le glacis et un mur de contrescarpe sont apparus, avant de dévoiler des sépultures et des ossements en bon état de conservation. Le site Berger Levrault devrait vivre plusieurs mois encore au rythme de l’étude du passé de la cité ducale, avant de s’engager totalement dans la réalisation des programmes immobiliers.
source : Nancy Mag, février-mars 2009, www.nancy.fr
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